Neverwhere, de Neil Gaiman: pénétrez la Londres « d’En Bas »…

Neil-Gaiman-neverwhere-couvertureNeil Gaiman, je ne connaissais absolument pas. Oui, je sais : honte sur moi. Et pourtant, j’avais entendu parler de Coraline, le film. Ca m’avait paru bien, mais… Non. Je n’étais pas allé plus loin que ça. Des fois, je me demande vraiment ce que je fabrique… Surtout quand on sait qu’il a travaillé avec Terry Pratchett ; qu’il a bossé sur Doctor Who ; qu’il est scénariste/écrivain/journaliste… Bref, ma came, quoi ! Il aura fallu l’intervention divine de la BBC et de James McAvoy réuni pour que je me penche sur le personnage… Vous le savez peut-être, je suis allé voir James, sur scène, au mois de mars. Et donc du coup, j’étais un peu au taquet niveau news. Combinez à ça mon très net penchant pour les productions de la BBC en général, et vous comprendrez que je n’ai pu passé à côté de ça : Neverwhere, de Neil Gaiman, en série radiophonique, avec au casting James McAvoy, Anthony Head (Giiiiiiles !), Benedict Cumberbatch (que j’aime d’amour), Christopher Lee, Bernard Cribbins (pour les whovians : le papy de Donna !)… Neverwhere, à la base, c’était une série télé, diffusée en 1996 sur la BBC. Neil Gaiman avait été quelque peu frustré de l’adaptation, se disant à chaque fois que quelque chose était enlevé, qu’il le mettrait dans le roman. Il y a eu plusieurs versions de l’histoire, plusieurs éditions. La dernière, celle de 2005 (et celle que j’ai lu) semble être la bonne, pour le moment…

4ème de couverture : Londres, un soir comme tant d’autres. Richard Mayhew découvre une jeune fille gisant sur le trottoir, l’épaule ensanglantée. Qui le supplie de ne pas l’emmener à l’hôpital… et disparaît dès le lendemain. Pour Richard, tout dérape alors : sa fiancée le quitte, on ne le reconnaît pas au bureau, certains, même, ne le voient plus… Le monde à l’envers, en quelque sorte. Car il semble que Londres ait un envers, la « ville d’En Bas », cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant « là-haut », Richard rejoint les profondeurs…

J’étais donc là, pour écouter les premières diffusions et plonger dans l’univers de Neil Gaiman… Et j’ai été tellement séduite par les premiers épisodes, que je me suis procuré le livre. Je n’ai pas écouté la série en entier, car il n’y a rien de pire que de lire un livre pour la première fois et de déjà connaître la fin ! L’univers de Neil Gaiman est d’une richesse folle. C’était ma première approche de la fantasy urbaine (où des personnages de l’univers de la fantasy évolue dans un environnement urbain ; ici : Londres). J’ai adoré me plonger dans cette Londres « d’En Bas », rencontrer tous ces personnages haut en couleurs : le marquis de Carabas (versatile, rassurant autant qu’inquiétant), Croup & Vandemar (dangereux, inquiétants et inquiétants!), Porte (têtue et courageuse)… Comme Richard, nous découvrons à ses côtés un monde fou, où le danger rôde en permanence… Cette Londres parallèle, totalement inconnue mais pourtant si familière : on se retrouve à visiter des lieux réels, qui, une fois « digérés » par la Londres d’en bas, ne ressemblent en rien à ce qu’on connaît… Les stations de métros, la National Gallery… Des lieux connus mais qui deviennent tellement sauvages… b01r522yCe qui est agréable, c’est que Neverwhere est tout sauf une histoire plombante : on tremble bien sûr pour nos héros, on se décourage, on est émerveillés par la découverte de cet univers, on apprécie les réparties comiques de Richard et on sourit jaune au cynisme des tueurs Croup & Vandemar… La fin est « bouleversifiante », je me suis fait cueillir, et qu’est-ce que c’était bon ! Je n’avais qu’une seule envie en refermant mon livre, c’était de le rouvrir. D’ailleurs, je l’ai fait ! Avec la version audio dans les oreilles ! Vous savez sûrement ce que c’est le « book hangover » ? Et bien celui d’après Neverwhere est plutôt sévère… Je me suis donc vite procuré tout plein d’autres livres de monsieur Gaiman, et Coraline attend patiemment au fond de mon sac que je me plonge dans son histoire… Sans compter que maintenant que j’ai fini de le lire, je vais pouvoir enfin écouter la fin de la version audio !
Pour résumer : Neverwhere ? Good ! Neil Gaiman ? Gooooooood! Si vous cherchez des lectures pour l’été, ne cherchez pas plus loin, l’univers de Neil Gaiman ne pourra que vous combler!
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Stéphanie

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2 commentaires pour Neverwhere, de Neil Gaiman: pénétrez la Londres « d’En Bas »…

  1. yeles dit :

    Neil Gaiman, la première fois que j’en ai entendu parler, c’est en voyant le sweat de mon meilleur ami : Death, songeuse, en grand sur son t-shirt. J’ai découvert Sandman, le comics qu’il a fait avec Dave McKean, entre autre.
    Neil Gaiman, c’est un concentré de choupitude magique. Un pur fan boy, hyper abordable et tout fluffy (oui, même quand il parle, c’est fluffy).
    Il existe une version audio de Nobody Owens (lu par lui) que je recommande tout particulièrement, disponible ici : http://www.mousecircus.com/videotour.aspx . C’est le bouquin dans sa totalité et c’est juste parfait. Mon gamin a dévoré Nobody Owens et Coraline. J’ai voulu lui faire tout plein de câlins pour son Doctor’s wife (Idris, je t’aime d’amour ♥♥♥). Je suggère d’aller du côté de sa petite femme Amanda Palmer qui a un univers musical bien particulier (faut voir les tweets qu’ils s’échangent… c’est trop meugnon ♥♥
    Et Neil Gaiman, c’est ça (j’espère que ça va marcher ^^) : Uploaded with ImageShack.us sinon http://img845.imageshack.us/img845/2204/avatar211363759700.gif

Alors, vous en pensez quoi? ;)

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