MacBeth, au Trafalgar Studio: In Love with Shakespeare, deuxième…

macbeth-mcavoyLors de mon dernier passage à Londres, j’avais mis un point d’honneur à aller voir au Shakespeare’s Globe une pièce de l’illustre auteur anglais, Henry V, que j’avais adoré ! Lire du Shakespeare est toujours en plaisir, mais en voir sur scène, c’est juste génial ! Surtout quand c’est bien adapté. Mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas…
Pour cette fois, je me suis décidé pour MacBeth. Pas franchement au hasard, j’avoue. Quand j’ai vu que le rôle principal était interprété par James McAvoy (Le Monde de Narnia, X-Men First Class, le prochain Danny Boyle, Trance ; et dont vous pouvez voir l’adorable bouille ), j’ai, comme qui dirait, perdu les pédales. Une fois ces dernières retrouvées, je me suis prise une place et ai attendu avec impatience le mois de mars…

Petit rappel de l’histoire : La Norvège et l’Écosse se livrent une bataille où Macbeth, cousin du roi Duncan et chef de son armée, s’illustre par son courage, sa persévérance et sa loyauté. Revenant victorieux, Macbeth, duc de Glamis, rencontre trois sorcières qui, avant de disparaître, l’appellent par trois titres différents : duc de Glamis, duc de Cawdor et futur roi. Peu de temps après, deux seigneurs envoyés par le roi Duncan viennent annoncer à Macbeth qu’il le nomme duc de Cawdor pour le récompenser. Macbeth fait part, par lettre, de sa rencontre avec les trois sorcières à son épouse et de leurs prophéties, mais à son retour cette dernière le pousse tout de même à assassiner Duncan… Les fils de Duncan s’enfuient, de peur de se faire tuer à leur tour, laissant le trône à Macbeth. Ce dernier vit dans la crainte de perdre sa couronne et les remords s’emparent de lui à cause de l’acte qu’il a commis…

MacBeth et sa Lady...

MacBeth et sa Lady…

Me voici donc, le samedi 16 mars, en provenance directe de Paris et de mon précédent spectacle (dont je vous parlerai demain !), devant le Trafalgar Studio, impatiente d’assister à la représentation et, avouons-le, de voir James en vrai. Première surprise : la salle. Pas si grande que ça, une scène à taille humaine. Tellement que moi, assise au premier rang, j’étais quasiment dans la pièce. Pas de scène en soi, juste un espace vide au milieu du théâtre avec des spectateurs des deux côtés. Je dois vous dire que quand je me suis rendu compte que j’allais vraiment voir James de très, très près, j’ai « fangirlé » à fond ! Mais j’ai

La photo est très floue, mais c'est pour vous donner une idée de la scène et du fait que j'étais quasiment dessus! ^^

La photo (prise de ma place) est très floue, mais c’est pour vous donner une idée de la scène et du fait que j’étais quasiment dessus! ^^

tout intériorisé, rassurez-vous. Donc, au premier coup d’œil : le décor, très froid, très industriel, quelques chaises en fer, certaines debout, d’autres renversées ; une sorte de table-établi faite de bois et de métal, et voilà. Bref, pas grand chose, un décor très dépouillé. Le temps de jeter un coup d’œil un peu partout, et tonnerre et éclairs résonnent soudainement dans la salle. La pièce commence. Apparaissent les trois sorcières, treillis, débardeurs sombres et masques à gaz… Une légère crainte s’était immiscée en moi dès la vue de la scène : les masques à gaz (tellement modernes et si originaux…) et une mise en scène trop « élitiste ». Trop étrange, à vouloir trop faire dans l’artistique, j’avoue que le metteur en scène, Jamie Lloyd, m’a perdue. Beaucoup de faux sang, mais vraiment beaucoup ; un masque de cochon ; des moments vraiment gores ; et apparemment également une demande étrange auprès de James McAvoy « crache, crache, bave, postillonne autant que tu peux, il faut qu’il en reste dans ta barbe ! ». Tellement que c’en était gênant… Malgré les quelques défauts de cette mise en scène un peu lourde, j’ai vraiment passé un bon moment. Déjà, parce que Shakespeare dans le texte c’est magnifique, mais joué par d’excellents comédiens, c’est le paradis ! Tous les acteurs étaient absolument parfaits. On est mené dans la folie par une Lady MacBeth (Claire Foy) perfide à souhait, et omacbeth1n y sombre définitivement avec un MacBeth torturé. J’ai également était émue par l’interprétation de Macduff par Jamie Ballard : lorsque ce personnage apprend le massacre de sa femme et de ses enfants, la douleur qui s’échappe de lui est quasiment palpable.
Je suis ressortie de là contente mais pas totalement conquise. Sortie à plusieurs reprises du spectacle par une mise en scène peu subtile, j’ai dû batailler pour y rentrer de nouveau. Heureusement, le jeu parfait des acteurs sauve la pièce et, pour tout vous dire, m’a empêché de partir à l’entracte. *Mode Fangirl on* Et puis bon, quand même : j’ai vu James McAvoy ! Et vous voulez que je vous dise ? Il m’a regardé à un instant, mais j’ai été forte, je n’ai pas défailli ! (Et je peux vous dire que c’était dur !) *Mode Fangirl off*

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Stéphanie

MacBeth, au Trafalgar Studio
Mise en scène de Jamie Lloyd, avec James McAvoy, Claire Foy, Jamie Ballard, Kevin Guthrie, Forbes Masson, Hugh Ross…

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4 commentaires pour MacBeth, au Trafalgar Studio: In Love with Shakespeare, deuxième…

  1. Ashtray-Girl dit :

    Chanceuse que tu es! L’angle adopté par le metteur en scène m’intrigue… positivement.

    • Stéphanie dit :

      Et à juste titre! Mais quand certains éléments de mise en scène te sortent de la pièce, je trouve ça dommage.. Mais pas au point de regretter d’y avoir été ou de la déconseiller! ^^ C’est intéressant finalement, car ça fait réfléchir sur les choix de Jamie Lloyd (positivement ou pas), tu n’es pas juste spectatrice, tu t’interroges, ce qui est pas mal aussi… Du coup, je pense que si j’en avais l’occasion, j’y retournerais, pour voir comment je prends la pièce sans la surprise de la mise en scène…

  2. yeles dit :

    C’est fou ce qu’on peut voir comme pièces de Shakespeare depuis quelques temps ^^. Je ne cache pas que ça m’aurait bien tentée d’aller voir cette pièce, mais il y a des choix à faire et Londres a un coût. Je me focalise donc sur Richard II en fin d’année (enfin, ça sera en janvier prochain pour moi :D)

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