Anastasia : Noël à la Russe, années 20 en prime !

s_28-anastasia-afficheD’accord il est sorti en février 1998, mais j’adoooore le regarder tous les ans en attendant la neige et le Père Noël ! Saint-Pétersbourg et les paysages enneigés de la sainte Russie n’y sont pas pour rien. Et la part d’aventure et de rêve non plus. Puis dedans, il y a un de mes princes charmant de la Saint-Valentin : Dimitri. Oui, on peut craquer pour un personnage animé. A la réalisation, Don Bluth (le papa de Poucelina et autre Fievel) et Gary Goldman, ancien de chez Disney. Autant dire que la qualité est au rendez-vous !

Saint-Pétersbourg, 1917. Comment l’impératrice Marie et sa petite fille Anastasia vont être sauvées du funeste sort, provoqué par la revolution, qui s’abat sur la famille impériale, par un jeune employé de cuisine : Dimitri. Mais le destin les sépare une nouvelle fois. Dix ans après la chute des Romanov, une rumeur persistante se propage : la fille cadette de l’empereur serait encore en vie…

Alors, les historiens pointilleux ont de quoi s’arracher la tête et tous les membres, vu les raccourcis et les énormités du scénario au regard de la Révolution Russe et de son sombre personnage, Raspoutine. Mais que voulez-vous, sur ce coup-là, je préfère délibérément fermer les yeux et me laisser porter par la drôlerie et l’aventure de nos héros. Après, il y a aussi les quelques coups de canifs envers le régime communiste (production américaine oblige), mais c’est drôle, sans être lourdingue.

22944Et du pays, vous allez en voir : Russie glacée, Allemagne fleurie et un Paris pétillant comme du champagne des années folles avec une tonne de références à la seconde de toutes les figures du moment : Joséphine Baker, Malraux, Rodin, Freud et j’en passe, à la limite de l’overdose sur une seule chanson. Mais une fois de plus ça passe sur une BO enjouée, qu’on intègre vite. Au niveau de l’image, les décors parisiens traités comme des tableaux des pointillistes de l’époque, c’est un régal. Et pour une fois, la capitale et sa géographie sont respectées, quasiment un miracle ! Bon, reste un détail un peu spécial : Strasbourg placé sur une carte à l’est de la Belgique, ça peut faire bizarre…

De la drôlerie dans le personnage barré de Raspoutine, affreux vilain qui peut faire peur, mais qui surtout est pathétique, genre folklore de la veuve russe epleurée. Accompagné de sa chauve-souris Bartock pragmatique et par moment irrespectueuse de son maître, il offre un grand moment de music-hall dans les profondeurs des enfers… Et les musiques de David Newman (Frankenweenie 1984, Matilda 1997, L’âge de glace 2002…) nous font revisiter les traditions russes et les clichés français titi parisien avec une pointe de charme et de poésie avec la ritournelle « Loin du froids de décembre » et cette fameuse boîte à secret magnifique, style œuf de Fabergé.

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Et ce dessin animé fait partie de ceux qui ont commencé à intégrer beaucoup plus l’animation sur ordinateur avec tout ce que sa comporte de défaut pour des premières utilisations. On le voit nettement sur certains plans et ça peut gâcher certains moments d’action, avec des mouvements peu fluides et des formes cubiques basiques, mais il a bien fallu des pionniers.

S’ajoute à ça, les relations des personnages entre eux et surtout, l’attitude de Dimitri envers Anastasia, et vice et versa. On est sorti de décennies de princesses à sauver incroyablement gentilles, naïves et un peu cruchasses, par de magnifiques princes sans défauts, courageux et nobles. Là, on a affaire à une orpheline, certes touchante, mais aussi battante et débrouillarde. Le changement a déjà débuté chez Disney quelques temps plutôt avec Jasmine, Mulan et Pocahontas. Par contre, un Dimitri escroc, roublard, un peu bad boy sur les bords, c’est de l’inédit. Et cela offre de savoureux dialogues entre ces deux tourtereaux, même si leur romance est bien sûr cousue de fil blanc.

Non, non je ne cherche pas à t'entuber...

Non, non je ne cherche pas à t’entuber…

Voilà beaucoup d’imperfections, mais un je ne sais quoi qui m’embarque à chaque fois, un chocolat chaud et une bonne couette à portée de main.

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Roseline

Anastasia, de Don Bluth et Gary Goldman, en DVD et Blu-Ray.

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2 commentaires pour Anastasia : Noël à la Russe, années 20 en prime !

  1. miawka dit :

    Quoi ? On en oublie flynn rider cher et tendre escroc de raiponce ?

    • Roseline dit :

      Non, pas d’oubli…j’explique juste que Dimitri est le pionnier…Plus de 10 ans sépare Flynn de Dimitri et avant lui il n’y en avait pas eu😉. Ce n’était pas encore dans notre culture le héros pas lisse… Maintenant, c’est ce qui est attendu et donc beaucoup moins original… ^^

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