Frankenstein: deuxième acte…

Souvenez-vous, la semaine dernière je vous ai parlé de Frankenstein par . Alors pourquoi, vous demandez-vous, reviens-je sur le sujet ? Et bien d’abord, si vous aviez lu l’article, vous sauriez pourquoi, petits chenapans ! Mais bon, comme je suis bien sympathique, voici l’explication : un des choix de mise en scène de Danny Boyle, donc, était d’intervertir les rôles de Benedict Cumberbatch et Jonny Lee Miller pour signifier d’une façon plus intense la barrière trouble entre les deux personnages : lequel des deux était le véritable monstre ? C’est une question simplifiée, bien sûr, je ne vais pas partir dans une explication de texte du roman de Mary Shelly, on en aurait pour un petit moment…

Donc, lundi soir, j’ai vu la version où Benedict Cumberbatch interprétait Victor Frankenstein et Jonny Lee Miller, la créature… Et donc ?

Le monstre au deux visage

Je vais vous donner rapidement mes impressions. Après tout, je me suis déjà bien étalée la semaine dernière, et ce qui m’intéresse ici, c’est de revenir surtout sur l’inversion des rôles. Comme Jonny Lee Miller le dit lui-même, il s’est inspiré de son petit garçon de 2 ans pour jouer sa créature. Il est vrai que son apprentissage est très proche de celui d’un jeune enfant: beaucoup de choses en très peu de temps. Peut-être est-ce ce « petit » détail qui, je trouve, rend sa créature plus attendrissante que celle de Benedict Cumberbatch. Je n’ai pas forcément joué au jeu des ressemblances et pourtant, par moment, je voyais chez « Jonny Lee Miller Créature » des aspects de « Jonny Lee Miller Créateur ». Mais vous savez quoi? Je pense que c’était un des buts recherchés: mettre en exergue les similitudes entre ces deux êtres. Le docteur Frankenstein de Benedict Cumberbatch m’a semblé plus froid, plus sévère, envers sa créature, même si le lien qui les unit reste bien évidemment très fort. Par contre, là où Jonny Lee Miller intériorisait son désir face à sa fiancée, Elisabeth, Benedict Cumberbatch est plus sensuel, plus charnel. Mais pas énormément non plus: il reste torturé.

L’alchimie entre les deux acteurs marchent également très bien dans ce « sens ». Leur performance commune, quel que soit leur rôle, est, je trouve, proche de la perfection.

Voilà ! Je ne regrette absolument pas d’avoir vécue cette expérience. Les performances de Jonny Lee Miller, Benedict Cumberbatch, Naomie Harris (qu’on verra dans Skyfall très prochainement !) sont justes parfaites et ne perdent en rien à être diffusées dans une salle de cinéma. J’avoue qu’au début, j’étais un peu réticente au concept « spectacle diffusé dans une salle de ciné » (ballets, opéras…), mais j’ai plus que changé d’avis ! C’est fini pour Frankenstein, mais si vous avez l’occasion de voir cette pièce lors d’une prochaine diffusion, franchement, FONCEZ ! Moi, j’y retournerais tellement c’était juste jouissif…. En attendant,dans le même concept, Otello (de Verdi, ce samedi 27 octobre), La Tempête (par le Metropolitan Opera de New York), ou encore La fille du pharaon (par le Ballet du Théâtre Bolchoï de Moscou) sont prévus. Alors rendez-vous dans vos salles de ciné, pour des expériences peu ordinaires…

« Come, scientist, come! Destroy me! Destroy your creature! »


Rendez-vous sur Hellocoton !

Stéphanie

Frankenstein, mise en scène de Danny Boyle, d’après la pièce de Nick Dear, avec Benedict Cumberbatch, Jonny Lee Miller, Karl Johnson, Daniel Millar, Naomie Harris…

Cet article, publié dans Loisirs, est tagué , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Alors, vous en pensez quoi? ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s