Girls – Not a girly serie

Je n’ai jamais regardé un seul épisode de Sex and the city. j’ai toujours eu du mal à comprendre l’engouement pour cette série. Pourtant j’aurai aimé pouvoir partager ça avec d’autres filles, pour me dire « je suis tellement une Carrie (ou tout autre personnage vu que je ne sais pas qui elles sont)».

Sauf que non, ça ne m’a jamais vraiment attiré, ces filles avaient une image tellement éloignée de moi, avec leurs problèmes de riches, leurs vêtements qui n’existeront jamais dans ma taille et leur réalité qui ne sera jamais la mienne. Problème de génération peut être. Aussi, quand j’ai commencé à entendre parler de Girls, j’ai été partagé. Dans certains cas, la série était présenté comme la nouvelle Sex and the city, ce qui, avouons-le, ne me plaisais pas vraiment, dans d’autres cas, on parlait d’un anti Sex and the city.

Au milieu de tout ça, difficile de se faire un avis. La seule solution, donner une chance à la série. Ce que je risquais au pire, c’est de gâcher 4 heures de ma vie sur mon canapé.

Lena Dunham écrit bien mais n’a qu’une position pour les photos

Girls, c’est l’histoire de Hannah à qui ses parents annoncent qu’ils vont supprimer tout soutien financier pour la pousser à prendre son envol et à enfin se lancer dans la vie active. Il faut dire qu’elle est stagiaire depuis un bon moment et qu’il serait temps qu’elle soit enfin payée pour son travail avant de pouvoir enfin vivre de sa véritable passion, l’écriture. Elle vient en colocation avec Marnie, cliché de la fille parfaite avec un besoin de tout gérer qui s’ennuie un peu dans sa vie et son couple. Autour d’elles on trouve Jessa et Shoshana, deux cousines qui vivent ensemble et qui n’ont rien à voir. La première est une hippie un peu  blasée alors que la seconde est encore enfermée dans ses rêves d’adolescente et aimerait bien se débarrasser de sa virginité tardive. Et puis il y a Adam, comédien bizarre en devenir, sex-friend d’Hannah et avec qui elle ne sait pas trop où elle va. D’ailleurs, elle ne le connaît pas vraiment.

De prime abord, ça sent fortement la vilaine série de « fille » (si tant est que ça existe) et on s’attend à un défilé de clichés. Et on lance la vidéo. Et on lance la seconde vidéo. Jusqu’à finir la saison en se ruant sur l’ordi pour vérifier l’existence prochaine d’une saison 2.

Hannah/Adam, ça vous vend du rêve, hein?

Avouons-le, Girls détonne au milieu de ma liste de séries. Présentée comme une comédie, elle en est en réalité très loin. Ce n’est pas vraiment drôle, même si certaines scènes m’ont arrachés quelques rires francs. Ce n’est pas triste non plus. Ni comédie, ni Drama, impossible à classer en réalité. Il y a quelque chose de particulièrement mélancolique dans Girls, de grave même. Dans la façon de filmer, dans l’évolution des personnages. Le personnage le plus léger reste Shoshana, c’est d’ailleurs la moins tête à claques peut-être parce qu’elle n’a pas encore accepté de mettre un pied dans le monde adulte, c’est la seule à encore faire des études.

L’histoire en elle-même est assez faible. La série est plus là pour nous montrer des bribes

Ah non, une autre position, moins confortable peut-être

de vie, des caractères plutôt que pour nous raconter une histoire. L’évolution se fait surtout sur les derniers épisodes. La force de Girls tient surtout dans ses personnages et leurs relations. Parce qu’au fond, il n’est question que de ça : qui je suis et comment je me place par rapport aux autres. Les filles de la série sont très liées entre elles et pourtant extrêmement individualiste et égocentriques. Hanna le dit, dans le pilote, elle est la voix de sa génération. En réalité, toutes autant qu’elles sont, elles sont le pur produit de leur génération, nourris à la téléréalité et à l’idée qu’on est forcément quelqu’un d’important. Ce qui pourrait en faire des personnages détestables (et le fait parfois, je me suis retrouvée à insulter ma télé à plusieurs reprises), les rends particulièrement attachantes. Parce qu’on s’y reconnaît un peu, parce qu’on y reconnaît ses copines. Et ça, ça donne envie de s’y replonger, parce que même si parfois elles nous fatiguent, même si elles font de mauvais choix, même si elles ne savent pas où elles vont, on apprécie chacun des moments passés avec elles. Comme des copines, je vous dit.

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Mélanie

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