Kaamelott : déclaration d’amour à une série unique.

Je me rends compte que plus j’aime une série, plus j’ai du mal à en parler. C’est particulièrement vrai avec Kaamelott. Probablement parce que j’ai un rapport très (trop) affectif avec cette série.

Je me souviens exactement des circonstances dans lesquelles j’ai vu le premier épisode. Intrigué par les promos, je me suis retrouvée devant la télé de ma cuisine avec mes parents à regarder ce premier épisode totalement déconcertant. Je me souviens de nos airs circonspects à la fin des deux épisodes. N’empêche que tous les jours, on était devant notre télé pour avoir notre dose de rire quotidien.

Je me souviens de l’attente entre chaque saison. Je me souviens de mon enthousiasme face aux premiers épisodes feuilletonnant. Du premier « cliffangher » ou du moins tournant de la fin de saison III. De ma mâchoire décrochée face à la fin du livre IV. De l’inquiétude du changement de format avec le livre V. Du doute face au découpage hasardeux par la suite pour revenir à un format court. Puis de mon plaisir de découvrir la director’s cut du DVD. Et puis de ce livre VI avec ses bons et ses mauvais cotés (qui au fond ne tiennent qu’à un personnage que par pure jalousie je déteste).

Kaamelott, c’est un peu ma série doudou. Celle que je regarde quand je suis trop angoissée et que j’ai peur de ne pas pouvoir m’endormir. C’est aussi un signe secret, liant une communauté plus soudée que les franc-maçons qui se reconnaît à l’illumination immédiate quand un clampin ose glisser un « c’est pas faux », si anodin dans sa bouche, si significatif pour nous.

Kaamelott, c’est surtout pour moi la série française la plus innovante de ses dernières années, la plus courageuse.

Kaamelott, c’est un peu un hold-up. L’histoire d’un mec qui arrive à vendre un concept et qui réussi à en faire ce qu’il veut, même si cela ne plait pas à la chaîne qui diffuse la série. Mec, qui a réussi à placer autre chose que du policier ou de la vie de famille/bureau à heure de grande écoute. Pire, Kaamelott, c’est une série aux accents historiques. Imaginez le risque pris. Et pourtant, ça a marché.

Et même quand la série a commencé à devenir feuilletonnante, le public a suivi. Mais Alexandre Astier a voulu aller plus loin, en racontant Arthur tel qu’il est, sombre et névrosé, le public a suivi. Le livre V est un véritable bijou grâce à son côté obscur. Le public a suivi. Et quand Kaamelott a quitté le petit écran, le public a été triste mais pas trop, parce qu’il savait que l’aventure allait continuer d’une manière ou d’une autre.

Et aujourd’hui, il semble que l’aventure va effectivement continuer, toujours là où on ne l’attend pas avec Kaamelott Resistance qui racontera comment le royaume de Logres survit à la suite du Livre VI sous la main de fer de Lancelot et comment chacun se positionne face à ce régime totalitaire. Il s’agira d’un recueil de nouvelles peut être adapté à la télévision. Et croyez-moi, je serai là.

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Mélanie

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6 commentaires pour Kaamelott : déclaration d’amour à une série unique.

  1. yeles dit :

    Kaamelott ou comment inviter Audiard à la table ronde. Au premier abord, ça peut sembler être une vaste potacherie, une déconnade entre potes pour amuser la ménagère et ses enfants. Sauf que… sauf que… Aux commandes, on y trouve un certains Alexandre Astier, MONSIEUR Alexandre Astier, qui porte cette série à bout de bras, donnant l’impression de faire des concessions, mais au final, il aura ce qu’IL veut. Musique, dialogue, mise en scène, montage… rien ne lui échappe, tel un Orson Welles du petit écran et il sculpte des rôles parfaits à la mesure de son casting sans fausses notes. J’ai aussi été déconcertée au début mais je suis très vite tombé sous le charme. Connaissant le mythe arthurien (ah les études de lettres et Chrétien de Troyes :D) j’ai très vite réalisé que derrière les joutes verbales si contemporaines se trouvait la légende du roi Arthur, retranscrite aussi fidèlement que possible. J’ai ri, j’ai frémi, j’ai pleuré (mon Dieu, cette scène finale du livre VI) et j’attends avec une immense impatience de voir la suite des aventures et voir, comme je l’espère, Alexandre Astier porter une conclusion aussi magnifique que je la suppose à ce récit de légende.

  2. Anaïs dit :

    Kaamelott, c’est LA série dont les répliques ne seront jamais oubliées.

    Comme future prof de français, j’ai énormément de difficultés à garder mon sérieux lorsque mes professeurs citent de la « redondance » à tout va. Quand on sait que cet épisode, Unagi IV, est mon préféré, on aura compris.

    Personnellement, et parce que j’ai des gouts bizarres, je sais, j’ai vraiment craqué pour les deux cons les plus attachants de la série, Yvain le Petit Pédestre et Provençal le Gaulois et son Graal incandescent qui ne rejaillit pas sur autrui.

    Et voilà, rien que d’en parler, j’ai envie de la revoir… Fichtre! 🙂

  3. MatMat dit :

    c’est marrant, j’ai jamais vraiment accroché à Kaamelott.. Faudra que je m’y remette un jour.. pas taper!!!

Alors, vous en pensez quoi? ;)

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