Orgueil et Préjugés et Zombies: mélange de genres plutôt réussi!

Ce livre est sorti il y a un bon moment (en novembre 2009 pour être précise). Mais mon aversion pour les zombies m’en avait tenu éloigné, malgré mon net penchant pour le côté Jane Austen.

Orgueil et Préjugés je l’ai découvert au lycée, avec la mini-série anglaise d’une qualité exceptionnelle (de 1995), avec Colin Firth dans le rôle de Darcy et Jennifer Ehle dans celui d’Elizabeth. Il faut dire que les Anglais sont très doués pour adapter leurs classiques. Les images de la campagne anglaise, les mœurs de la bourgeoisie des XVIIIe et XIXe m’ont de suite fascinée (et Colin firth aussi, j’avoue), je m’étais donc à l’époque jetée sur le livre, que je me souviens avoir trouvé passionnant, long, mais cependant « confortable » (j’étais bien dedans, quoi!). Des décennies après, me replonger dans une version alliant le côté Austen avec le côté zombie avait de grandes chances de me plaire (souvenez-vous, j’aime avoir peur, blablabla..).

Aaaah, Darcy! Et Elizabeth!

J’ai découvert l’alliage des deux univers avec curiosité. C’est établi: dès notre arrivée, la présence des « innomables » est un fait, résultat du grand mal qui s’est abattu sur l’Angleterre. Elizabeth Bennet et ses sœurs ont été élevées comme des combattantes, auprès d’un maître chinois, maîtrisant ainsi des techniques de combat redoutables, faisant d’elle les protectrices du Hertfordshire (désignées par la reine). Pas mal, non? Seth Grahame-Smith a plutôt bien réussi son pari: on garde l’esprit austennien, avec toutes les manières, manigances, réflexions d’Elizabeth, qui font le sel de l’histoire originelle. Sauf que par moment, des tripes sont exposées, des cerveaux mastiqués, et qu’on découvre une Elizabeth redoutable, appréciant la chaleur du sang de ses ennemis…

Les connaisseurs retrouveront les grandes lignes narratives (Elizabeth/Darcy; Jane/Bingley; Lydia/Wickham..) et ne seront ainsi donc pas perdus. Seth Grahame-Smith s’est essayé à un exercice sympathique. Allier ces deux univers, au premier abord, ce n’est pas si évident que ça. Et pourtant il réussit à faire en sorte non seulement que ça passe, mais en plus sans que cela ne soit ridicule. À aucun moment on ne sort de l’histoire. J’ai trouvé ça bien, même si je ne ressors pas de ma lecture 100% convaincue… Pourquoi? Et bien bizarrement, peut-être n’y a-t-il pas assez de zombies à mon goût! Je me suis quand même emballée sur la fin, mais ça c’est normal, c’est l’effet Darcy…!

Un film serait en projet, mais rien de très concret pour l’instant. La difficulté va être, je pense, de trouver quelqu’un comme Seth Grahame-Smith qui saura l’adapter intelligemment, en sachant mêler film d’époque et film de zombies sans que ce soit ridicule, et ça c’est pas gagné… Pour le moment, contentez-vous du livre, il saura accomplir sa tâche et vous divertir de façon sympathique.

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Stéphanie

Orgueil et Préjugés et Zombies, par Jane Austen et Seth Graham, Flammarion, 2009, 316 p., 17,30 €.

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