La Dame en noir : Bienvenue à la Hammer…

Comme beaucoup, j’ai été intriguée très vite par ce film. Premièrement, Daniel « Harry Potter » Radcliffe y tient le premier rôle, et ensuite l’esthétique gothique et victorienne des premiers visuels m’avait vraiment beaucoup, beaucoup plu…

Et bien sûr, un autre élément a titillé ma curiosité : la Hammer. Cette société mythique de production de films, connue surtout pour son âge d’or durant les années 50-70, avec sa flopée de films d’épouvante, dont les affiches sont connues de tous. Vous ne voyez toujours pas ? Le Chien des Baskerville… Ah, ça y est, une petite étincelle vient de s’allumer au fond de votre regard, je l’ai vue !

Ah, j’aurais adoré vivre la grande époque, attendre impatiemment devant le cinéma, pour aller voir La Nuit du loup-Garou ; m’asseoir à côté de Stuart, qui m’aurait bien évidemment acheté du pop corn ; et frémir de peur au creux de ses bras… Bon, j’arrête le délire, pardon ! ;p

Mais revivre aujourd’hui tout ça (sans Stuart !), avec la sortie de La Dame en Noir, mon côté rétro « c’était mieux en avant » était tout en émoi !!!

La nuit du Loup-Garou

Petit flashback…

Avant d’aller plus en avant et d’aborder le film, parlons un peu de cette institution qu’était la Hammer. Créée en 1936 par William Hinds, acteur amateur et petit homme d’affaires, la société de production britannique se révèle vraiment après-guerre. Avec, à partir de 1955, des films comme Le Monstre, La Marque, Le Chien de Baskerville, La Nuit du Loup-Garou… Terence Fisher réalise, entre autres, Frankenstein s’est échappé, qui réuni Christopher Lee (vu également dans Le Chien de Baskerville) et Peter Cushing, deux acteurs qui sont devenus les symboles des films Hammer. Autre particularité originale de la société : le Bray studio, grande maison située sur les bords de la Tamise. De nombreux films y furent tournés. Et ils ont quelque chose d’unique : une sorte de cachet victorien, renforcé par le jeu très « britannique » des acteurs.

Bref : ça avait l’air trop cool ! Mais avec l’avènement des « nouveaux » films d’horreur des années 70 (L’Exorciste, pour n’en citer qu’un seul), la Hammer a eu du mal à se renouveler, à garder son public, et a finalement peu à peu perdu de son éclat… Mais la Hammer a bercé l’adolescence de nombreux réalisateurs, et ne fut jamais totalement oubliée, jusqu’à ce que…

Tremblez : la Dame en noir est là !

La Dame en noir, c’est d’abord un roman, publié en 1983, et écrit par Susan Hill. L’histoire, adaptée au théâtre et à la télévision, est devenue un classique de l’épouvante britannique.

Et c’est maintenant donc un film, réalisé par James Watkins. Entrons dans le vif du sujet !

Synopsis: Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

On se trouve donc en présence d’un film d’épouvante au premier sens du terme : on est épouvanté. Il n’est pas gore, on n’a pas de malade à la SAW VI (ah,ah,) ou tout autre genre de slashers movies dégoulinant de tripes et de boyaux, non. On a devant les yeux un film esthétiquement parfait. Les différents tons bleus gris collent à ravir à l’ambiance oppressante de la campagne anglaise. Les landes marécageuses, malgré l’espace, vous étouffent tant elles sont angoissantes. On retrouve bien sûr les codes du genre : le nouvel arrivant dans le petit village isolé, découvre l’horrible secret d’une communauté recluse… Déjà vu, non ? Et qui plus est (diantre !), nous avons droit à la demeure sinistre, qu’il est interdit d’approcher, à cause d’une soi-disant malédiction… Oui, on est d’accord, tout ça, on l’a déjà vu ! Et alors ? Clairement : c’est très bien fait. La plupart des critiques vous disent « rien de neuf » ; « déjà vu » ; « oui, bon, on connaît, quoi… » ; « Classique ! »… Mmmouais… Je n’avais rien vu du film, pas de bandes-annonces, à peine quelques visuels, et j’ai été très vite aspirée par son univers « fantastico-horrifico-gothique ». J’ai eu l’impression d’avoir de nouveau 9 ans, d’être avec mes copines dans la pénombre, à jouer à se raconter des histories d’horreur, toutes véridiques car vécues par un membre de la famille proche (condition sine qua none pour que l’histoire soit racontée !)… Sauf que là, j’ai eu les chocottes, les jetons, la trouille, les pépètes… Et le mieux, c’est qu’on ne nous prend pas pour des imbéciles! Vous verrez ce que je veux dire à la fin… Hin, hin!

James Watkins a réussi son film, et moi je m’en fiche que ce soit pas l’innovation du siècle. N’oubliez pas : c’est dans les vieux pots qu’ont fait les meilleures soupes…

Ah ! Pardon, j’allais vous laisser sans vous parler de Daniel Radcliffe. Certains avaient peur qu’il soit trop jeune pour le rôle…. Hellooooo ? Y a quelqu’un là-haut (tape, tape sur la tête à la Biff Tannen !) : à l’époque, un père de 22 ans, c’est juste la norme. Et oui, c’était comme ça la vie avant. Il nous communique ses doutes, sa peur, sa terreur même ! Donc, pour ceux qui se posent la question, il est totalement crédible. On a en face de nous Arthur Kipps, et même si on aimera toujours ce petit sorcier avec une tendresse particulière, Daniel Radcliffe, on le lui souhaite, continuera sa carrière d’acteur avec brio ! Aucune crainte du « syndrome Mark Hamill » (vous savez, Luke dans Star Wars, non? Ah ben vous voyez!) !

Alors voilà, j’ai savouré ce petit bijou, et je vous le conseille vivement ! Je n’attends que trois choses : 1) retourner le voir ; 2) que la Hammer continue sur cette lancée ; 3) la sortie Blu-ray/DVD du film, pour le regarder, toute seule chez moi, le visage à moitié enfoui sous ma couette…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Stéphanie

La Dame en Noir, réalisé par James Watkins, d’après le livre de Susan Hill.

Avec: Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Janet McTeer, Roger Alla, Sophie Stuckey…

En DVD/Blu-Ray le 14 juillet 2012.

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7 commentaires pour La Dame en noir : Bienvenue à la Hammer…

  1. Tanja dit :

    Très bon article j’ai adoré ce film aussi !

  2. Il faudrait vraiment que j’aille le voir, toutes les critiques que j’ai pu lire sont élogieuses! Je suis très contente pour Daniel Radcliffe🙂 Bisous!

    • Stéphanie dit :

      Ah oui, il faut! Non seulement il est vraiment bien fait, Daniel Radcliffe joue bien bien, mais surtout: on nous prend pas pour des truffes en temps que spectateurs, et c’est trop agréable! Biz à toi!

  3. roseline dit :

    Prévu pour vendredi soir, vraiment, vraiment hâte! Pis je vais pouvoir lire le livre aussi ^^

  4. filou49 dit :

    mouais…le film ne me dit rien du tout…le cinéma d’horreur c pas vraiment mon truc, et le Daniel Radcliffe il est quand meme sacrément tete à claque, personne ne trouve???

    • Stephanie dit :

      Pas du tout!😉 Mais c’est sûr que si tu n’aimes pas les films d’épouvante, ce n’est pas étonnant que le film ne te dise rien! Mais heureusemen pour toi, il y a eu d’autres sorties ciné cette semaine! ^^

Alors, vous en pensez quoi? ;)

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