Exposition Zarafa au cabinet d’histoire du Jardin des Plantes : une expo un peu courte sur pattes…

Dommage ! Comme ça, c’est fait. Le point négatif est tout de suite abordé. Deux petites salles et puis s’en va. Et ce n’était vraiment pas assez. Alors couplez-ça avec la visite de la Grande Galerie de l’Évolution, la ménagerie ou le jardin botanique et ses serres… Sinon, 15 petites minutes et c’est fini.

Mais revenons à cette exposition. Elle intervient au moment de la sortie de Zarafa au cinéma. Et elle reprend la véritable histoire de cette girafe, offerte à Charles X, en 1826,  par le Pacha d’Égypte (celui-ci voulait de l’aide pour bouter les turques hors de son pays). Parce que oui, il faut l’avouer, le dessin animé romance quelque peu l’histoire. Remettons les choses dans le contexte. C’est la première girafe vivante en France. Avant, des peaux avaient été ramenées et on avait reconstitué une sorte de spécimen empaillé. Le hic: les peaux avaient subi des dommages pendant le voyage. L’anatomie réelle en avait pris un coup avec des bosses, des muscles et une physionomie un peu fantasques.

Représentation fantaisiste avant l'arrivée de Zarafa...

Alors Zarafa arrivant en France, c’est de l’inédit. La première salle de l’expo relate le loooooong voyage de cette girafe, capturée dans le cœur de l’Afrique, qui commence par une petite marche de 2 000 Km pour rejoindre l’Égypte, à la rencontre de son destin. La vérité, c’est qu’elles sont deux d’ailleurs. Deux femelles (apparemment pas pour de la reproduction, ou alors les zoologistes n’étaient pas très doués à l’époque ;)). La deuxième fut offerte à l’Angleterre, mais mourut peu de temps après le départ en bateau sur la Méditerranée. A travers des gravures, on découvre  les combines pour faire rentrer l’animal dans la cale du bateau (avec sa tête sur le pont: true story!) et la maintenir en bonne santé tout le long de cette périlleuse croisière : des grigris autour du cou, de la paille pour lui éviter de souffrir du roulis… Au final, seule une des trois vaches censée lui donner du lait, eu le mal de mer toute la traversée.

Son arrivée triomphale de nuit à Marseille...

Et la suite de son périple à pied, après son arrivée à Marseille, est tout aussi intéressante. L’exposition revient aussi sur son installation au Jardins des Plantes et les passions déchaînées parmi la foule. Pour bien vite tomber dans l’oubli. Qui a dit que la gloire éphémère était due à la télé-réalité ?😉 Une triste fin dans la solitude de son enclos et l’indifférence générale, en 1844.

Mythe ou réalité ??

Après, des légendes autour de Zarafa ont perduré. Actuellement, sa dépouille empaillée est au musée d’Histoire Naturelle de la Rochelle. Mais entre temps, on avait un peu perdu sa trace. Il se pourrait que l’animal empaillé retrouvé dans un musée de Verdun pendant la première guerre mondiale, dans une salle dévastée par les bombardements soit elle. Mais pas de certitude, car il est dit que les soldats français se seraient servis de cet animal pour effrayer l’ennemi dans les tranchées et qu’elle aurait été criblée de balles. Bref, bien des mystères après sa mort.

Quant à la deuxième salle, il s’agit de l’histoire des débuts de la ménagerie avec son plus fervent artisan : Geoffroy de saint-Hilaire (oui, comme la rue du même nom, juste à côté du musée, je réponds à mes élèves, réflexe pro ;)) qui s’est éteint quelques mois avant la mort de cette girafe chère à son coeur.  L’intérêt réside surtout dans les caricatures politiques qui se sont servis de Zarafa pour ridiculiser Charles X à quelques semaines du soulèvement de 1830.

La tête de Charles X en étron d'éléphant ...

Voilà, voyez le dessin animé avant, sinon il y a peu d’intérêts. Les anecdotes sont sympas, mais ce n’est pas approprié avant 9/10 ans et beaucoup d’explications de votre part à vos enfants adorés. J’aurai aimé en savoir plus sur sa vie à Paris, sur l’arrivée d’autres animaux dans la ménagerie. Je suis partie avec un goût de trop peu.

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Roseline

Exposition Zarafa : au cabinet d’histoire du Jardin des Plantes
Entrée : entre 1 et 3 euros
Du 25 janvier au 30 avril 2012

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