Chouchous – Bonbons d’hiver spatio-temporels

Fermez les yeux. Vous êtes sur une plage du sud de la France. Vous avez dix ans. Vous sentez la crème solaire, et le soleil caresse doucement votre peau. Autour de vous, des rires d’enfants, le bruit des vagues et au loin, quelques cris.

Un drôle de bonhomme, un panier dans les bras hurle de drôles de phrases : « ChichiBeignetsChouchousBoisssonsFraichesGlaces ».

C’est bon vous y êtes ? Vous courrez vers le monsieur et contre quelques pièces, vous vous régaliez de cacahuètes enrobées de sucre.

Aujourd’hui vous êtes adultes et vous savez que ce que vous avaliez avait été fait à l’arrière d’un camion à l’hygiène douteuse et avait sûrement fini de cuire avec le même soleil qui vous filait des coups de soleil. Et vous êtes tristes. Tristes, parce que vous les aimiez bien ces petits chouchous quand même. Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre fin à votre tristesse. Et telle une bonne fée, je vais vous donner mon secret et vous ramener quelques années en arrière. Vous pourrez enfin retrouver le goût de vos vacances, l’hygiène douteuse en moins.

Attention, je vous préviens ce ne sera pas forcément facile. Vous allez devoir suer à grosses gouttes, probablement vous brûler les mains, vous faire des courbatures aux bras. Mais si vous réussissez, vous serez fiers de vous. Et ça, ça change tout.

Pour faire un petit saladier de chouchous, il vous faudra :

300g de sucre
300g de cacahuètes non grillées non salées (ou autre fruit sec dans le même genre, ici c’était des amandes)
300g d’eau
Une pincée de sel (facultatif)
Une bonne dose de patience (obligatoire)

Mettre le sucre, les cacahuètes et l’eau dans une casserole.

Allumer le feu et ne rien faire pendant un petit moment. La recette originale disait qu’il fallait remuer sans arrêt mais le fait d’introduire de l’air empêche la température de monter correctement, résultat c’est plus long, plus fatigant et on perd pas mal de matière. Maintenant, je laisse donc bouillir jusqu’à ce que le mélange atteigne une consistance sirupeuse et blanchâtre. Ici, la recette disait d’attendre la caramélisation que je n’ai jamais atteinte à cette étape. Il ne faut pas hésiter à couper le feu et l’ébullition pour voir l’évolution du mélange. La spatule en bois devient utile à cette étape pour vérifier la consistance du sirop.

Une fois que vous « sentez » la cuisson de votre mixture, il faut relever vos manches et touiller, touiller, touiller. Il faut mélanger sans s’arrêter jusqu’à ce que le mélange s’amalgame autour des cacahuètes et devienne sablonneux. Les premières fois, j’ai retiré le mélange trop tôt du feu. Dans ce cas-là, il ne faut pas hésiter à faire recuire un peu puis à retouiller. Dès que la consistance souhaitée est atteinte (les cacahuètes sont bien enrobées et on retrouve une poudre blanche sablonneuse au fond de la casserole), étaler les presque-chouchous sur une plaque en métal (un lèchefrite quoi) recouverte de papier sulfurisé ou d’aluminium. Il faut bien faire attention que les cacahuètes ne se touchent pas et ne fassent pas de paquets (ici aussi la spatule en bois est pratique pour détruire les paquets).

Laisser reposer les presque-chouchous. Résistez à la tentation d’en gouter un. Déjà parce que vous pourriez vous brûler la langue et que c’est LE pire truc qui pourrait vous arriver (plus de goût pendant un moment donc vous ne pourrez même pas profiter de vos chouchous). Et en plus, le goût du chouchou n’est pas encore fini.

Quand vos presque-chouchous auront bien refroidi, les remettre dans la casserole, sur le feu. Pour cette étape, vous pouvez procéder en deux fois pour que ce soit plus facile à gérer. Je disais donc remettre la moitié des chouchous dans la casserole et touiller, touiller, touiller encore une fois. Là il faut que les chouchous prennent une jolie couleur caramel. C’est le moment fun et dangereux parce que ça peut brûler. Le sucre risque de refondre un peu, ce n’est pas grave continuer à touiller en priant très fort pour que ça ne foire pas (ça ne foirera pas de toute façon). Ajoutez la pincée de sel.

Quand tous ont bien pris la jolie couleur, étalez à nouveau sur la plaque. Et même menace que tout à l’heure : ne les mangez pas tout de suite. Patientez !

Vous avez fini ? Bravo ! Vous avez réussi vos premiers chouchous ! Il ne reste plus qu’à attendre un petit moment et à les servir à vos amis, qui se seront bien entendu enduit de crème solaire en imitant les mouettes pour vous ramener complètement en enfance !

Mélanie

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3 commentaires pour Chouchous – Bonbons d’hiver spatio-temporels

  1. Doudoute dit :

    j’adore ça ^^ ils ont l’air trop bons🙂
    meilleurs voeux pour cette année 2012

  2. Stéphanie dit :

    Excellente année à toi! Bizzzz!🙂

  3. sigrid dit :

    bien appétissant bonne journée

Alors, vous en pensez quoi? ;)

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