Oldelaf – Le Monde est beau Ou comment Oldelaf tout seul (ou pas) réveille mon côté midinette

Oldelaf et moi, c’est une histoire qui commence à durer. Son premier album avec Monsieur D avait été mon cadeau de Noël en 2003, si ma mémoire ne me trompe pas.

Cookie (mon pote de toujours) a pu rencontrer Oldelaf après un concert

C’est un des seuls artistes dont j’ai presque tous les disques (me manque que Dernière chance de se faire du fric). J’ai donc suivi toutes ses péripéties, des changements de Monsieur D à l’accueil et au départ de nouveaux membres, jusqu’à l’annonce finale: Monsieur D ne sera plus. Oldelaf restera plus ou moins seul. J’ai testé l’Oldelaf nouveau sur scène, à plusieurs reprises, dans des conditions différentes (plein air, salle quasi vide faute de pub, salle pleine à craquer faute de trop de pub). Le constat a été identique à chaque fois : l’Oldelaf nouveau est excellent. Et l’album Le Monde est beau ne vient que confirmer cet avis.

Sorti dès le 12 septembre sur les plateformes de téléchargement légal, l’album sort aujourd’hui, 17 octobre, en format physique. Les gentils participants au financement de son prochain clip via Kiskissbankbank l’ont eu une semaine avant (Hé ouais!!!).

La pochette de l'album (j'ai pas pris la mienne parce qu'elle est toute abimée, merci La Poste)

Lâchons déjà le gros mot. Il y a chez Oldelaf tout seul un côté Bénabar. Bon en fait, c’est tout sauf une insulte, parce que Bénabar, contrairement à toutes les critiques qu’on peut entendre de mecs qui ont entendu à la radio deux chansons des deux derniers albums, a des putains de chansons. Les deux premiers albums sont justes des perles, avec probablement certaines des plus belles chansons d’amour, ou pas, que je connaisse. Alors oui, c’est pas de l’amour « je tuerai pour toi, je me ferai teindre en blonde ». Mais c’est de l’amour quotidien et joli. Le truc auquel non seulement tu peux rêver, mais que tu peux vivre aussi. Ben Oldelaf, dans son nouvel album, a un côté Bénabar. Et j’aime ça. Quand j’entends Les mains froides, ça me parle. Je me dis que cette chanson pourrait parler de moi. Pareil, j’aurais adoré qu’on écrive Danse pour moi (et puis je me rappelle que la danse et la grâce, c’est moyennement moi). Sparadrap réveille de la même manière la midinette qui vit au fond de moi. Quant à Le Testament (oui, cette tournure de phrase n’est pas des plus jolies), elle me brise le cœur et me fait mourir de rire en même temps. Damn you Oldelaf ! Quand j’écoute cette chanson, j’ai l’impression de souffrir d’un SPM*.

Mais cet album ne se contente pas de jolies chansons d’amour. Oldelaf prend un tournant plus politique au sens large, juste par quelques touches, notamment dans Les filles qui s’appellent Valérie (que j’allais qualifier de magnifique mais comme toutes les chansons de l’album le sont, je vais éviter). Il n’hésite pas à « dénoncer » ce qui l’emmerde : la virtualité des relations dans Le Monde est beau, ou encore des sujets beaucoup plus grave comme Nancy, qui serait une sacrée ville de merde, ou encore La Jardinière de légumes qui n’est rien d’autre que, je cite, « de la Macédoine chaude » (ça balance grave !). Plus sérieusement, Vendredi aborde le sujet de la routine avec beaucoup d’humour, même si la fin de la chanson est moins cynique que la version live.

On retrouve toujours quelques petites chansons plus drôles, mais toujours teintées de mélancolie, comme la Tristitude, Courseulles-sur-Mer. Et puis il y a J’ai chaud, qui est la chanson tarée de l’album, beaucoup plus punchy.

Musicalement l’album est plus doux mais surtout plus homogène que les précédents. On retrouve vraiment une couleur tout au long des chansons. C’est aussi l’album le plus abouti musicalement, c’est beau et harmonieux. Un album qu’on prend vraiment plaisir à écouter en boucle. On peut peut-être regretter la durée trop courte de l’album. 12 chansons c’est trop peu, surtout qu’il manque quelques perles qu’on avait pu découvrir sur scène (Le Subjonctif qui doit être téléchargeable légalement ou Michel qui est introuvable par contre, mais qui tue sa mère!).

Et surtout si vous avez l’occasion de le voir sur scène, n’hésitez pas. C’est là que lui et son groupe (il est accompagné de 5 musiciens presque tous attachants, sauf Amaury qui est un vil félon versaillais) prennent toute leur ampleur.

*SPM : Syndrome prémenstruel

Mélanie

En bonus le clip de La tristitude

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