« En cuisine avec Alain Passard »: quand la Faim naît d’une BD !

J’aime cuisiner, j’aime manger ! Rien d’exceptionnel dans ces révélations. Et c’est tout naturellement que cette BD de Christophe Blain s’est retrouvée dans mes cadeaux d’anniversaire. Préparez-vous à avoir une faim de gourmet, une faim de loup, une faim d’images, une faim de sensations, une faim tout court !

Petit résumé de la situation : Christophe Blain, scénariste et illustrateur, est le papa d’Isaac le pirate, récompensé à Angoulême en 2002. Il a aussi croisé la route de Joann Sfar cette même année pour la série Socrate le demi-chien . Du coup, son coup de crayon ne m’était pas complètement étranger, sans trop pouvoir mettre d’influences derrière. Bref, il aime aussi le western, et a fini par être appelé pour s’occuper d’un grand chef. Pas de sioux à l’arrivée, mais Alain Passard, chef de l’Arpège, dans le quinzième à Paris, trois étoiles au compteur. BD et grande cuisine, le mariage ne paraît pas évident : trop de clichés guindés et normés autour de la grande gastronomie. Et pourtant, ca fonctionne bien. Il faut dire que ce chef est bien atypique. Sans vous dévoiler tout ce qu’on apprend sur lui, quelques pistes : sa passion pour les légumes et sa manière de traiter son équipe posent le bonhomme. Il respire la bienveillance, la justesse et la curiosité. Rien d’étonnant au final qu’il accepte de se faire « croquer ».

Ne vous y trompez pas, sous l’emballage « BD » il s’agit quand même d’un livre de cuisine au trois quarts. Mais justement, le concept « BD » appliqué à des recettes, ça titille la curiosité. Concrètement, la recette se présente sur la page de gauche et les planches sur la page de droite. Celle-ci reprend les moments forts de la recette avec les commentaires très bruts et décomplexés d’Alain Passard et les impressions de Christophe, vivant les recettes en cuisine. Et on s’y retrouve, petits béotiens de la cuisine. On aurait les mêmes réactions face au maître à l’œuvre. Beaucoup d’humour, de passion, d’envie. Les couleurs peuvent paraître fades, le coup de crayon rapide et un peu bâclé. Il n’en est rien. On se rend compte au final que c’est un travail très précis et minutieux pour faire vivre sur du papier l’art des gourmets. On a la dalle et on en redemande.

Du coup, pour peu qu’on aime se mettre aux fourneaux, on se dit que c’est l’occas’. Alors, là se trouve le bémol de ce bouquin. Les produits demandés sont rares et chers, l’équipement pour certaines recettes relèvent d’un labo de pro et le coup de main, celui de quelqu’un d’aguerri. Un livre de recettes qui donne très envie et c’est dommage, car peu de choses sont réalisables. Par contre, en tant qu’épicurien c’est une merveille à feuilleter, et la poésie et l’amour d’Alain Passard pour ses chers potagers ne peuvent que nous inspirer dans notre cuisine de tous les jours.

Quant aux passages type « interview » du chef et de ses collaborateurs, ils sont passionnants. Ca sonne vrai et ça explique mieux que mille pages et des tonnes de photos, leurs passions de la cuisine. Le dessin libère de la perfection et donne du cachet aux paroles. J’aurai voulu que cela aille plus loin tant c’est captivant. Une BD à dévorer et à digérer : sûre que vous ne regarderez plus vos « légumes garnitures » de la même façon !

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Roseline

www.alain-passard.com

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