Le Lorax : le musical écolo de cet été…

*Petits spoils inside*

Et par « écolo », n’entendez pas quelque chose de péjoratif. J’ai énormément apprécié les messages de ce conte et pas seulement sur le fait de réfléchir aux ressources naturelles, mais tout ce qui va de pair avec : notre manière de consommer et surtout du pourquoi vouloir posséder telle ou telle chose. Oui, les publicitaires et les magnats nous cachent plein de choses et créent l’envie, mais est-on obligé d’y succomber tout le temps ? Bien sûr, le trait est un peu cliché mais j’avoue que d’avoir un gars qui arrive à nous vendre de l’air pur en bouteille* avec modération* (oui, oui, tout de suite vous serez plus beau, plus fun) ou la matière tirée des Trufalla (les arbres), le thneed, ça rappelle quand même bien notre société capitaliste. Peu importe que ça ne ressemble à rien, mais il faut l’avoir. Et en ça, les chansons du film, qui peuvent passer pour innocentes, voire gnan-gnan, appuient là où ça fait mal. Pas subtils c’est vrai, mais les messages sont clairs. Petits et grands, nous ne pourrons pas dire que nous ne sommes pas prévenus.

Thneedville, ville totalement artificielle (jusqu’à l’herbe), est un endroit où il semble bon vivre en apparence. Mais elle produit une telle pollution pour entretenir toutes ces structures de métal, de plastique et électriques, que l’homme le plus puissant n’est autre que Mr Hare, vendeur d’air pure en bonbonnes et en bouteilles. Ted, jeune homme naïf et amoureux comme on l’est à 16/18 ans, n’a qu’un but : conquérir le cœur de la belle Audrey. Celle-ci ne rêve que d’une chose, voir un arbre, un vrai. A cœur vaillant, rien n’est impossible et, épaulé de sa Mamie Norma qui décoiffe, Ted part à l’aventure (comprendre, sort de la ville, ce qui en soit est déjà un exploit!), pour tomber sur une nature dévastée et un personnage au combien mystérieux, le Gash-pilleur. Celui-ci a une histoire à lui conter : la légende du Lorax

Le Gash-pilleur…

Adapté du conte éponyme du Dr Seuss (1904/1991, papa de Horton aussi) écrit lors d’un voyage dans le Parc Nationale du Serengeti (Tanzanie), il est terriblement d’actualité. Son histoire étant trop courte pour le format animé pour enfants, les scénaristes ont ajouté l’histoire du Gash-pilleur qui revient sur les causes de cette ville artificielle. Et cette idée est très convaincante. On suit le petit bonhomme de chemin de ce jeune Gash, sous-estimé par sa famille, mais honnête et optimiste. D’abord en paix avec la nature et son défenseur, Le Lorax, il va se laisser prendre peu à peu par le succès de sa trouvaille, le thneed (matière soyeuse tirée des arbres, les Trufallas), et à contre cœur se laisser embarquer dans une industrialisation qui va causer la perte de la forêt et rompre sa promesse envers Le Lorax. Et là où c’est encore mieux c’est que ce méchant, n’est pas le méchant de l’histoire. Plein de regrets et de tristesse, sa déchéance arrivera vite, laissant place à un nouveau vautour, cette fois-ci un vrai, un dur, qui, profitant de la disparition des arbres, va se lancer sur ce qui manque après tout ce gâchis : la photosynthèse et l’air pur. Même si le coup de crayon, l’humour et le déroulé de l’histoire n’ont rien à voir, on est dans la veine des messages de Hayao Myiazaki et de son équipe du  Studio Ghibli (notamment Pompoko (1994) , Ponyo sur la Falaise (2009) et tant d’autres…).

De telles couleurs!! :D

Je n’ai pas trouvé de points négatifs : c’est familial, à partir de 3 ans sans problème, de l’humour pour les petits et pour les grands, des messages adaptés pour tous, un déroulé d’histoire prenant, un graphisme proche de Moi, moche et méchant (2009) (Chris Renaud en était déjà le réalisateur) mais tout de même assez original et tellement coloré. Ca a mis un peu d’été dans mon dimanche. La 3D n’a pas grand intérêt, mais comme c’est quasiment tout le temps le cas, je passe vite dessus. Les personnages sont attachants, drôles et bien construits. Quant aux chorégraphies et aux partie musicales, elles m’ont fait très plaisir. Dans une ville qui a l’air aussi Bisounours que dans The Truman Show (1998) avec des habitants aussi bécasses, une pointe de Hair Spray (2007) et des Flashs mobs bien envoyés sont rafraîchissants à souhait. Si vos petits aiment la musique, je veux dire, le rock, le gospel, et la pop, ils vont se dandiner à coup sûr.

Et au casting voix, pas de fausses notes, avec une tendresse particulière pour François Berléand en Lorax sage, mais grognon. Kev’ Adams en Ted et Alexandra Lamy en Audrey complètent l’affiche.

Un méchant petit, au physique ingrat…Un psychanalyste peut-il nous éclairer ? ;)

Moins « la vanne pour la vanne » que Madagascar 3, avec une histoire plus intéressante et plus profonde, Le Lorax a de quoi vous faire passer un bel été. :D


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Roseline
Le Lorax, de Chris Renaud et Kyle Balda, avec François Berléand, Kev’Adams, Alexandra lamy…Sortie en salle le 18 juillet 2012

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4 réponses à Le Lorax : le musical écolo de cet été…

  1. xManuex dit :

    J’ai passé des vacances à New York cet hiver, et partout je voyais les affiches de ce Lorax…en me demandant ce que ça pouvait bien être! Je pense que j’irais le voir, l’univers naïf mais porteur de messages que tu décris me plait bien (ouais, je suis une grande enfant ET ALORS?).

  2. Mat dit :

    Visionnage prévu ce WE pour ma part (je vais pour l’occasion tester la 3D pour la première fois..).

  3. Dire que mon copain et son fils y sont en ce moment même… Je me demande ce que je fais au bureau ;-)

Alors, vous en pensez quoi? ;)

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