Sortilège…

Sortie du Dvd /Blu Ray demain, retour sur une séance ciné du mois de juillet dernier. En temps normal, je suis déjà une habituée des salles obscures. Mais l’été, autant dire que je ne me gêne pas pour rentabiliser ma carte de fidélité. Luxe suprême, le complexe est en haut de ma rue : j’ai vue sur le hall illuminé jusque tard dans la nuit. Et toutes ces facilités me permettent de satisfaire mes envies hétéroclites. Cela me permet de ne pas avoir à sélectionner parmi tout ce que je veux voir. Je découvre des pépites boudées par la critique et/ou le public, ou des films d’auteur très discrets. Pour ce jour, je ne vous propose pas un chef-d’œuvre ou une réflexion profonde. Seulement un film de « midinettes » très réussi à mon goût.

Quand je vais voir un film "teenager, tendance girly", je me mets dans l’ambiance. Dans ma tête, j’ai 10 ans de moins, le sourire aux lèvres, prête à m’asseoir parmi les ados, sans trop de complexes. Je pousse la porte de la salle et là… Je suis face à plein de jeunes femmes presque trentenaires venues exactement pour les mêmes raisons que moi : rêver un peu, baver sur le boy de 20 ans et se laisser embarquer dans l’eau de rose au risque de s’y noyer ;)… Si ça vous arrive, continuez à sourire, allez à votre place, enfoncez vous dans le moelleux du fauteuil et c’est parti. Avec en plus, une sorte de complicité parmi la salle quasi déserte…

Surtout laid, il est séduisant...^^

Au casting, des têtes connues : Vanessa Hugdens (est-il besoin de la présenter, héroïne disneyenne d’High School Musical ?), Mary-Kate Olsen et Alex Pettyfer. Ce dernier avait déjà retenu mon attention dans sa prestation prometteuse de « Numéro 4 ». C’est américain, ça dure 1h 23 et ça se veut inspiré de l’histoire de la Belle et la Bête, « Beastly ». Derrière la caméra, Daniel Barzn. Je l’avoue, je ne le connais pas et sa filmographie est peu fournie pour le moment : « Alice in Wonderland » et « Sortilège ».

L’histoire est simple : à notre époque, dans un lycée huppé de New York, Kyle, jeune arrogant, fils de journaliste célèbre, se présente aux élections de son école. Il s’engage dans un mouvement « vert » tout en étant honnête sur ses intentions : rien à faire de l’éthique, ni des promesses consensuelles, il n’est là que pour se faire un CV. Son credo : seuls les « beaux » branchés ont un avenir. Au-delà de son personnage puant, il intrigue la jeune Lindy (Vanessa Hugdens), trésorière de son parti. Bien que mignonne, celle-ci ne retient pas vraiment son attention tant elle lui paraît insignifiante. De plus, il est bien trop occupé à se venger d’une autre élève qui lui a pourri ses affiches de campagne, une jeune gothique (Mary-Kate Olsen) qu’il qualifie d’emblée de « moche ». Bien mal lui en prend. La jeune demoiselle se révèle être une véritable sorcière. La malédiction tombe : l’ignoble est défiguré et a un an pour se faire aimer sincèrement, sous peine de rester ainsi à vie. Renié par son père, le jeune homme se retrouve exilé dans une maison à l’écart du centre ville. Il va avoir le temps de se remettre en cause, entouré d’une gouvernante qu’il a toujours méprisée jusque là et d’un précepteur aveugle, à l’humour grinçant (l’excellent Neil Patrick Harris, légendaire « Barney Stinson » de How I met your mother). Je m’arrête là pour l’intrigue.

Oui, oui, il est aveugle !^^

Une sorcière peu convaincante, dommage...

Que dire si ce n’est que c’est effectivement un film romantique, à l’intrigue convenue. Et alors ? Pour moi tous ces critères ne sont pas du tout éliminatoires et j’adore être embarquée dans ce genre d’histoire, quand c’est sympa. Que ce soient l’esthétique, les acteurs, les bons sentiments, l’humour, les moments d’émotion, tout m’a fait plaisir. D’ailleurs, je n’ai pas une seule fois décroché, ni regardé ma montre. Chez moi, c’est un bon critère. Gros bémol: Mary-Kate Olsen, que j’ai trouvé en dessous du reste du casting. Son rôle était mal défini par rapport au reste et du coup son personnage, pourtant central, en devient inintéressant.

J’ai aimé rêver, me plonger dans la petite touche fantastique, m’imaginer les bras de Kyle autour de moi. Et puis, on peut rire du propos évident, mais : Qu’est-ce que la beauté ? Comment nous même traitons-nous les autres au quotidien, rien que d’un regard ? Acceptons-nous vraiment les différences, à commencer par les nôtres ? Quelle importance accordons-nous à cette beauté en amour ? Que l’on ait 15 ou 30 ans, ça ne fait pas de mal, de temps en temps, de se poser ces questions. Et si en plus, une jolie histoire d’amour se déroule sous nos yeux, pourquoi nous en priver ? ^^


Rendez-vous sur Hellocoton !
Roseline

Sortilège, sortie DVD/Blu Ray le 9 novembre 2011, de Daniel Darzn, avec Vanessa Hugdens, Alex Pettyfer, Mary-Kate Olsen…

Cette entrée, publiée dans Films, est taguée , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien.

Alors, vous en pensez quoi? ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s